Petites Soeurs de Jésus - Soldarité - gratitude

 

 

Solidarité - Gratitude

Quelques flashes des fraternités de notre région en lien avec la situation de confinement.

De  Suisse, Einsiedeln :

En quelques jours toutes nos habitudes de vie ont été bousculées. Il nous faut trouver comment faire pour vivre cette situation inédite en essayant de rester chacune "vivante et paisible" autant que possible.
Plus vite dit que fait, car nous nous sentons affectées par tant de souffrances de par le monde entier, et parfois la peur peut nous effleurer.
Lors de notre dernier travail biblique nous avons confessé que notre foi était mise à l'épreuve.

La première préoccupation concrète fut la question de la nourriture… les magasins en ligne étant tellement saturés qu'il est impossible même d'envoyer une commande…


Dans ce qui semblait être une impasse plusieurs personnes, même peu connues, nous ont proposé de l'aide pour de petites ou de plus grosses courses…

Tout cela nous a touchées profondément. C'est comme si une solidarité inconnue était en train de se réveiller. 

Aubonne :

On se sent déstabilisées et en même temps tellement privilégiées et soutenues. Des voisins/es et amis/es nous téléphonent souvent : « Vous avez besoin de quelque chose ? On peut vous faire des courses ? » Et il y en a même qui frappent à la porte pour laisser un gâteau ou des légumes… et se retirent à quelques mètres pour parler un moment, rire aussi, on en a tant besoin. 

De Belgique, Bruxelles, Cureghem :

Nous sentons nos voisins très attentifs, plusieurs sont venus nous aider pour les courses … Une voisine pakistanaise nous a apporté déjà deux fois des repas, très piquants mais délicieux ! On est très touchées par tous ces gestes !

Suite à une alerte de pénurie de masques chirurgicaux j’ai commencé à faire des masques en tissu avec un filtre amovible (filtre à café).

Dans le centre médical du quartier ils cherchaient des couturières pour confectionner des masques. Entretemps des connaissances nous ont demandé aussi d'en faire, comme aussi des travailleurs sociaux, le lieu de consultation des bébés, ou encore des voisins… et nous voilà toutes embarquées dans ce travail. C'est bien de pouvoir donner nos possibilités pour aider.

Bruxelles, Evere :

Un ami musulman pakistanais nous offre gants, masques et gel en disant avec un grand sourire : « Priez pour moi ». Nous ne nous sentons pas isolées malgré le confinement.

Nous rendons grâce, que dans cette situation, c’est le meilleur du cœur humain qui s’exprime. Si cela pouvait rester ainsi après la pandémie.
Plus que jamais nous nous rendons compte combien la fête de la Résurrection nous enracine dans l’Espérance pour tous !

Aywaille :

Dans notre immeuble, on ressent la solitude de certaines de nos voisines, mais il y a échange de petits services, les puzzles circulent et des gâteries.


Sympathiques aussi les conversations à partir des couloirs ou des balcons, et aussi la confection de masques.

Et  il y a les petites promenades... dans une nature très attirante avec les arbres en bourgeons et les timides petites fleurs.

Bruxelles, Molenbeek :

C’est impressionnant de voir notre quartier comme « endormi » désert. La place du marché est vide, la rue de Gand avec tous ses magasins ouvert 7 jours sur 7, fermés… Les quelques personnes rencontrées dans la rue sont le plus souvent avec une écharpe ou un masque et des gants.

Dans la maison de repos où je suis, la direction a rapidement réagi. Toutes les précautions sont prises pour les résidents et aussi pour le personnel (protection masques et gants, contrôle de la température en arrivant et en partant)… Il y a une belle solidarité entre tous les travailleurs pour s’encourager, se serrer les coudes, prendre le temps de se partager ce qui est trop lourd, prendre soin les uns des autres pour garder le moral et tenir le coup dans la durée… Oui nous nous sentons vraiment dans un même bateau, interdépendants plus que jamais. 

En communauté nous nous sommes donné le temps pour nous écouter : comment chacune vivait cette arrivée du virus… et comment nous allions chacune nous donner les moyens pour le vivre le mieux possible et aussi en communauté.

Du Danemark, Copenhague :

A la maison, la première impression ressentie est : une vie plus paisible, le silence dans la ville, le quartier, c’est très frappant. Une aide pour  nous recentrer sur l’essentiel. La vie ne nous appartient pas...

Øm :

Ici nous nous sentons protégées par la campagne et l’espace autour de nous. Bien sûr, un peu isolées aussi.

Et nous nous sentons riches d’avoir une chapelle avec la possibilité de prier ensemble.  Ce qui semblait une évidence est devenu un privilège...

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