Dieu présent dans la maladie…

 

 

Dieu présent dans la maladie…
Petite soeur Maria-Hedwig, Aubonne


En commençant d’écrire, j’aimerais vous expliquer cette photo « symbolique » : un jeune étudiant est venu faire des photos de la fraternité pour son travail d’études. Parmi les photos, il y avait celle-ci avec le petit Jésus dans les bras de Marie, des mains déformées et le cœur sur la croix. Pour lui, Bastien, c’était très important et il lui a fallu se défendre devant le professeur réticent. Voilà donc la raison de ce choix.

Comment je perçois, je cherche la Présence de Dieu dans ce que la maladie me fait vivre ?
Ma maladie est une polyarthrite déformante depuis ma jeunesse comme l’avait déjà ma grand-maman qui en souffrait beaucoup. Elle est donc ma compagne depuis toujours. Avant mes 40 ans, elle me faisait souffrir mais ne me détruisait pas encore, par contre ensuite les déformations se sont installées dans toutes les articulations, et les traitements n’arrivaient pas à agir à cause du foie « cirrhosé ».

Le désespoir paraissait inévitable. Mais le Seigneur n’était pas absent. Il m’avait fait rencontrer une doctoresse qui soignait par le jeûne. Quel cadeau ! Le jeûne a diminué la violence de l’inflammation et m’a aidée à rejoindre la présence de Dieu dans mon corps. J’en avais toujours eu conscience, mais l’immense douleur continue rendait l’attachement au Seigneur plus difficile. La seule méthode qui m’aidait depuis ma jeunesse était de répartir les parties de mon corps en prière. Par exemple, les pieds étaient ma prière pour les personnes qui portaient l’Evangile à travers le monde, les genoux pour ceux qui ont mission de prier, les hanches pour notre « mère la terre », l’écologie. etc.  Les épaules pour ceux qui ont des responsabilités, la nuque pour le peuple juif, les coudes, les poignets, les mains pour beaucoup de personnes à tour de rôle et ainsi de suite… Grâce à cette répartition, mon esprit était détourné de la douleur et tourné vers la prière.

Un autre aspect m’aide beaucoup, c’est le travail à l’atelier de terre cuite. Je ne  peux plus faire le modelage, mais je peux encore faire les petites retouches. Fixer mon regard et toute mon attention sur le sourire de l’enfant Jésus, sur les petits bras qui se tendent vers nous et penser aux personnes qui vont les recevoir, qui vont être aidées et encouragées par l’expression du petit Jésus, tout cela transforme mes douleurs en espérance.

La vie en communauté, les prières communes, les partages sur la Parole de Dieu, est aussi une grande aide. Médicalement, je dois être aidée chaque matin et chaque soir par des infirmières, et dans la journée, ce sont les petites sœurs qui prennent le relai.

Etre ainsi dépendante est difficile à accepter  mais cela se transforme en cadeau et en encouragement pour ma vie avec Jésus, lorsque je l’accepte.

Ainsi je peux dire en vérité avec saint Paul :

« Lorsque je suis faible, Jésus peut déployer toute sa force en moi et ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ».

 

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P. Sr Gertrud-VeronikaP. Sr Gabrielle-YvetteP. Sr Magdalena-MichiyoP. Sr Maria de LourdesP. Sr LucianaP. Sr MarjolaineP.Sr Maria de LourdesP.Sr Gabrielle-YvetteP.Sr Gertrud-VeronikaP.Sr LucianaP.Sr Magdalena-MichiyoP.Sr Marjolaine