Petites soeurs de Jésus - "J'étais prisonnier et tu est venu me voir"

 

 

Dans la cage, l’esprit et l’âme
deviennent un jour de la peau et des os.
Et si à la fin
il reste un peu de toi-même,
alors, tu dois sortir,
sortir dans le soleil,
une heure dans la nuit
passée seulement avec toi-même.

Prison


Si tu crois vraiment que ton chemin est propre,
Jette donc la première pierre.
Combien elle pèse, Dieu seul le sait,
c’est justement lui qui mesure le poids.

Le sens profond de la vie, il n’y a personne qui le comprend.
Mais sur l’eau profonde, sans le moindre signe de terre,
c’est comme si
quelqu’un derrière la lune dit
que ton message
peut bien lui aussi compter.

Tu es donc là, le dernier jour,
paralysé comme une biche dans la longue lumière,
tu essaies en vain de défendre ta cause,
mais les mots se noient dans un baiser de Judas
… dans un baiser de Judas… dans un baiser de Judas.


Gracié

Je tire à côté, alors que je vise si bien,
Je tire à côté avec ma vie,
- registre d’accusation, cachot et échafaud,
mon jugement sera sûrement, selon la loi, très lourd,
et certainement juste.

Je fracasse mon prochain, je me fracasse moi-même,
Je fracasse chaque journée.
Pense ! J’ai échangé mon bonheur pour de l’argent,
Maintenant je regarde mon procès sans espoir…
Un procès qui est pourtant juste.

Mon accusateur lit mon registre et dit :
« Une condamnation à mort est presque trop douce ! »
Pardonne-moi, Seigneur ! Je regrette, mais je vais être
sans doute condamné maintenant au feu de l’enfer ?
Mon Dieu ! je suis fini !

Mon juge m’a condamné à mort aujourd’hui,
j’ai tiré à côté avec ma vie.
Le juge tire sur lui-même d’un seul coup,
maintenant je vois pourquoi il me sauve :
il me veut digne !

Maintenant je vis la vie dans une nouvelle perspective :
je vois que je suis réellement libre !
La croix qu’il a portée m’a gracié et donné la vie,
car Dieu ne tire pas à côté.
Mon Dieu est digne de foi.


Octobre 2008