Petites soeurs de Jésus - portrait

 

 

Qu'y a-t-il de commun entre Charles de Foucauld et moi ?

Copyright: Archives Postulation Apparemment, rien...
ou pas grand'chose !

Un fils de bonne famille (noble !), trop tôt orphelin, héritier d’une fortune…
Un adolescent sceptique qui s’éloigne de la foi de son enfance.
Un militaire qui s’ennuie et s’évade dans tous les plaisirs.

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Un explorateur courageux qui risque sa vie et connaît la gloire.
Un converti.. un peu excessif ?
Un ascète qui pratique le jeûne (nourriture et sommeil !), s’inflige la discipline et désire le martyre !
Un impulsif un peu instable qui change souvent d’orientation ?
Un ermite missionnaire au Sahara…
Un indépendant solitaire qui rêve d’une communauté idéale ?
Un Français qui soutient la politique coloniale de son pays.
Un homme du XIXème siècle qui dit « vous » à Dieu et aime la dévotion au « Sacré Cœur ».

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Non, décidément, à première vue, je n’ai pas grand’chose en commun avec Charles de Foucauld… sauf, peut-être, l’amour des livres et de la lecture : quand j’étais enfant, je rêvais de lire tous les livres qui existent !


MAIS QUI ETAIT VRAIMENT CHARLES DE FOUCAULD ?

Antoine Chatelard, petit frère de Jésus, m’a aidée à dépasser les stéréotypes, les clichés… et mes propres préjugés ! Ainsi j’ai découvert en Charles de Foucauld un homme sans cesse en marche, constamment en recherche, pétri de contradictions, sujet à bien des tentations, conditionné par ses origines, son milieu, sa culture, son époque… et pourtant à l’avant-garde dans bien des domaines.

C’est un homme attachant par son amour passionné pour JESUS de NAZARETH.
Il l’a rencontré en marchant dans les rues de Nazareth, il a été ébloui par ce Dieu devenu l’un de nous.
"L’incarnation a sa source dans la bonté de Dieu… mais une chose apparaît d’abord si merveilleuse, si étincelante, si étonnante, qu’elle brille comme un signe éblouissant : c’est l’humilité infinie que contient un tel mystère" (Ecrits spirituels, p.54-55)
Dès ce moment, il désire profondément l’imiter, même si "son" Jésus de Nazareth correspond sans doute davantage à une projection personnelle en constante évolution plutôt qu’à la réalité historique, d’ailleurs difficile à cerner !

C’est un homme de prière, façonné par la fréquentation de Jésus dans l’Evangile et dans l’Eucharistie. Son visage en porte la trace (voir les photos aux différentes étapes de sa vie) et son regard est tout rayonnant de bonté. Sa prière est parfois aride et pénible, mais malgré tout, il "s’accroche" et est capable de rester des heures "avec Jésus présent au tabernacle". Il m’est un encouragement à "durer" dans cette vie de foi et d’amitié avec Jésus.

C’est un homme de relations, ouvert aux autres et fidèle dans ses amitiés : j’ai aimé le découvrir dans ses correspondances davantage encore que dans ses méditations. A Béni-Abbès, il se laisse "manger" par les gens. Plus tard, il s’installe à Tamanrasset pour vivre au milieu des Touaregs et il consacre beaucoup d’énergie à apprendre leur langue. Quand il cherche où construire un ermitage à l’Assekrem, c’est pour mieux rejoindre les nomades. Le désert n’est pas solitude : le désert est peuplé de visages. Dans le grand supermarché où je travaille, c’est une autre forme de désert et j’aimerais, comme Frère Charles, y tisser patiemment des relations.

C’est un homme qui a su unir progressivement dans sa vie une double passion :
"
L’amour de Dieu, l’amour des hommes, c’est toute ma vie, ce sera toute ma vie, je l’espère" (lettre à H. Duveyrier, 24.04.1890).

Alors, quy a-t-il de commun entre le Frère Charles et moi ?
Une recherche passionnée du visage de Dieu rencontré en Jésus de Nazareth.

Maintenant je fréquente le Frère Charles comme un vieil ami à qui je peux pardonner bien des choses parce que jai appris à le connaître et à laimer Un ami dont jai beaucoup à apprendre parce quil a ouvert un chemin à la suite de notre "Bien-Aimé Frère et Seigneur Jésus".

Ce chemin, Anny le poursuit à la fraternité de Bienne, dans un quotidien fait de rencontres avec les voisins, les amis, à la caisse du supermarché avec collègues et clients. Les conditions de travail ne sont pas faciles. Plusieurs collègues ont vu leur contrat fixe être remplacé par un contrat d'auxiliaire à l’heure, avec toute l’insécurité liée à ce genre de contrat. Pour certaines de plus de 50 ans, la peur du licenciement est bien présente. Elles/ils sont 36 à travailler à la caisse, venant d’horizons divers : Italie, Hongrie, Iran, Afghanistan, Philippines, Vietnam…
Une « fleur », parmi d’autres, de ce quotidien : Mme B., 82 ans, explique à Anny le secret de sa bonne forme : « Je fais des choses pour les autres ». Par exemple, tous les lundis elle confectionne une tarte pour ses voisins !

Octobre 2005
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