Petites Soeurs de Jésus

 

 

Des nouvelles de fraternités d'ici et de plus loin...

De Belgique, Aywaille

Notre région a été fortement touchée par les intempéries: pluies abondantes, fleuves et ruisseaux débordant, barrages dépassés par les flots. Aywaille a eu beaucoup d'inondations, d’énormes dégâts matériels et au moins un décès. 
La rivière d'une violence inouïe a inondé beaucoup de caves et même des rez-de chaussée pour ceux qui sont proches.

Mais plus loin, en amont comme en aval les dégâts ont été beaucoup plus graves : maisons, ponts et routes effondrés et victimes épouvantées...La vie est bloquée tandis que les secours s'accélèrent et qu'un magnifique mouvement d'entraide apporte du réconfort. Parmi nos amis nous entendons beaucoup de personnes allant porter secours à leurs proches en détresse. Cécile-Jeanne

Des Pays-Bas, Amsterdam                                                 

Neuf ans que nous sommes à IJburg ! Notre quartier continue de s’agrandir… Tout au bout de l’île, la plage accueille pas mal de baigneurs, petits et grands. Un peu plus loin, le sol est encore mouvant et l’accès à cette zone est interdit, mais dans quelques années, des immeubles auront fait leur apparition. Pour le moment, ce sont les hirondelles qui font leurs demeures dans  le sable et tournoient au-dessus de nos têtes.


Juste avant la Pentecôte, Els nous a quittées pour rejoindre les Petites Sœurs de Copenhague. Pour elle, c’est un nouveau commencement et pour nous aussi, c’est un grand changement.

Personnellement, je réalise que nous avons entamé une nouvelle phase, vu l'âge qui avance, et je sens la nécessité de chercher de l’aide à l’extérieur pour que ce ne soit pas trop lourd. Cela demande un déplacement intérieur et la capacité de s’ouvrir à quelque chose de nouveau qui n’est pas encore là. Un jour, alors que tout cela me préoccupait,  on m’a demandé d’écrire un petit article pour le bulletin des religieux/religieuses des Pays-Bas sur l’essentiel de la vie religieuse. Pas théorique, mais concret. Ma première réaction fut de dire ‘non’, puis je me suis lancée et j’ai écrit que « pour moi, la vie, toute la vie telle qu’elle se présente – avec ses contradictions, ses hauts et ses bas – est le lieu de la rencontre de Dieu. Et aussi que je Lui demande régulièrement : « Pourquoi est-ce que tu nous invites à l’impossible ? ». Et Lui de me répondre : « Tu ne vois pas que je suis justement à l’œuvre dans votre impuissance, votre fragilité ? ».

Dans les grands tournants de notre vie, alors que nous ne voyions plus comment continuer, nous avons toujours rencontré des ‘anges de la route’ qui ont cheminé avec nous et ont aidé à ouvrir un avenir. Cela me donne confiance et je crois que Dieu est avec nous, caché, incognito, mais bien présent. Mauricia

De Suisse, Bienne

Plusieurs petites choses du quotidien m’effleurent pour partager avec vous.

2021 marque le 50e anniversaire du droit de vote des femmes en Suisse. Un des derniers pays de l’Europe à l’accorder. Cela a trouvé un important écho dans les divers médias pour faire mémoire et voir où on est aujourd’hui avec l’égalité homme-femme. Il reste un grand chantier dans bien des domaines : social, religieux, politique, économique.

Plus concrètement deux familles amies ont vécu une réconciliation entre elles après plusieurs années de grandes souffrances. Et elles ont voulu partager cette joie avec nous en nous remerciant pour nos prières et notre soutien.

Dans une des familles, c’est la petite fille de 8 ans et demi qui a insisté auprès de son papa en lui disant : 
« Papa, tu m’avais promis, il y a plus qu’un an, que tu vas faire la paix avec grand-maman. »
  © peinture par Marko Ivan Rupnik    


Les « visites » par téléphone sont nombreuses et la situation de pandémie pèse davantage pour certains. Pour nous il y a heureusement le lac si proche qui permet de faire une petite promenade chaque jour.

De Suède, Stockholm

Nous voici déjà á la « midsommar » très fêtée ici, un peu comme le Noël (païen) de l’été, les familles se retrouvent pour le repas, et la tradition veut que l’on danse autour d’un grand mât décoré de fleurs des champs.
La nature est belle et les gens sont beaucoup dehors, grillent dans notre cour ou sur les pelouses, les enfants en trottinette ou à vélo sillonnent les chemins.

La visite de Virgin Hanan, petite sœur irakienne du Conseil général, nous a fait du bien. Elle a eu la joie de revoir le Père Adris, prêtre irakien, venu célébrer l’Eucharistie dans le quartier, puis dans « son » église.  En effet, le diocèse a acheté l’église luthérienne d’Akalla, une banlieue voisine, qui a vite été aménagée et décorée  dans la tradition syriaque avec deux tableaux représentant les martyrs d’aujourd’hui dont plusieurs prêtres connus ici, et aussi un tout petit garçon qui, dans l’église de Bagdad, avait supplié qu’on arrête les tirs avant d’être lui-même touché.

Nous voilà depuis 9 mois dans le nouvel appartement, et nous commençons doucement á mieux situer nos voisins.
Dans notre cour il y a bien de la vie, entre les familles qui se retrouvent autour du grill, ou les petits enfants qui se balancent sous l’œil distrait du papa, le nez dans son téléphone, ou parfois le soir ce sont de jeunes somaliens qui traînent dans le centre et s’arrêtent occasionnellement chez nous.

En les voyant je pense à ces deux bandes rivales de nos banlieues, décrites dans le livre : « Jusqu’à ce que tous meurent », car  beaucoup de jeunes se tuent entre eux,  souvent des jeunes qui ont grandi ensemble. Une fois deux ont été enterré ensemble : un jeune et un de ceux qui lui ont tiré dessus. Les familles et la police semblent impuissantes.

Des nouvelles de petites soeurs de la R. du Congo et d'Italie