Petites Soeurs de Jésus - Pays-Bas, Suède, Suisse

 

 

Quelques nouvelles de fraternités d'ici et de plus loin...

Des Pays-Bas, Amsterdam

Cliquerpour agrandir Nous restons à trois à Amsterdam, Els étant maintenant à la fraternité de Copenhague et la situation est fragile. Je me pose souvent la question : « Comment continuer ? Jusqu’à quand ? ».
Ces questions me/nous touchent et parfois je préfère ne pas les regarder en face…
Avec une amie syrienne / © Petites Sœurs de Jésus  

Et juste au moment où tout semble bouché et où nous avons du mal à nous rejoindre survient un événement qui ouvre une porte… surgit une proposition d’aide. C’est ainsi que notre amie allemande Marietheres est prête à venir loger chez nous pour tenir compagnie à Andrée-Julienne lorsque Madeleine et moi participons à un long weekend à Bruxelles avec les Petites Sœurs de Belgique.

Quand il faisait beau, Jean-Luc s’est proposé pour promener Andrée-Julienne en fauteuil roulant. Une autre fois, c’est Camille qui est venu m’aider à nettoyer nos nombreuses vitres. Ces petits gestes sont précieux et ne font pas la une des journaux, mais me parlent de réciprocité dans l’amitié, dans l’humble quotidien où se creuse la ‘crèche du dedans’.
  © Lina Trochez on Unsplash

Cette ‘crèche du dedans’, je la vois comme l’espace au-dedans de moi qui essaie d’accueillir le réel comme il est, le ‘vide’ comme le ‘plein’, la désolation comme la consolation, le manque comme l’abondance.  Et lorsque nous vivons des ‘pertes’, des diminutions, des deuils, il faut du temps pour les apprivoiser et les laisser prendre chair en nous… Je l’expérimente ainsi que chacune de nous, à sa manière. Et je pense à notre ancienne voisine Eva et à son mari Oscar qui viennent de perdre leur petite fille Noa suite à une méningite. Lors de notre dernière conversation téléphonique, Eva me disait : « Nous étions terrassés, sans paroles… Le départ inattendu de Noa nous a coupé le souffle et nous avons eu du mal à en parler ensemble… et voilà que des voisins que nous ne connaissions même pas sont venus, avec des fleurs, des bougies, avec un repas tout prêt ou pour boire quelque chose ensemble. Cela m’a  tellement touchée. Peu à peu la douleur s’accompagne de douceur… ». (Mauricia)

De Suède, Stockholm  

La pause des restrictions liées au Covid cet automne a permis la visite de nos deux petites sœurs de Finlande, visite que nous avons beaucoup appréciée. Que c’est bon de se voir en « présentiel » !

Nous avons la grande joie d’accueillir chaque semaine Stefan Dartmann, pour l’Eucharistie.

Quant au curé chaldéen, il cherche encore sa manière de rejoindre les chrétiens orientaux et célèbre en fait souvent en rite latin, surtout avec les jeunes. Nous devons donc nous glisser dans cette démarche.

© Petites Sœurs de Jésus

 

Sinon nous assistons avec tristesse à un recul très net des activités de la Commune pour les personnes âgées et fragiles. On assiste aussi impuissants à la fermeture de locaux communautaires et de maisons de personnes âgées. Mireille s’accroche, même si elle doit se déplacer dans la petite ville rattachée à notre Commune : Spånga. Hélène essaie de soutenir Björn qui tente de créer une association qui pourrait accueillir ceux et celles que la Commune délaisse.

Dans les journaux, les règlements de compte entre les différentes bandes prennent beaucoup de place. C’est vrai qu’avec presque 100 morts et 200 blessés en 5 ans, dont plusieurs dans nos quartiers, le bilan est lourd pour Stockholm. Mais ici à Tensta, ces derniers temps, c’est plutôt calme et nous nous plaisons toujours, tout en regrettant le mélange bienfaisant de migrants de partout et de suédois, mélange qui n’existe plus de la même manière.

De Suisse, Genève

Petit à petit nos amis ont repris l'habitude de venir chez nous et même avec le repas tout préparé ou avec des produits de leur jardin.

Mais nous n'avons plus les moments de prière chez  nous le matin, les mardis et vendredis, à cause du Covid ! En effet, la chapelle est trop petite ! Cela nous fait un grand vide...

Maria-Carmen, Françoise et un ami /© P.Sœurs de Jésus  

Françoise, depuis quelques mois, ne va plus à la paroisse : trajet  et  messe sont trop longs. Ses sorties sont limitées et les allées et venues chez le médecin fréquentes. Deux amies se relaient pour être avec elle pendant que je suis absente pour un temps de prière, ou pour aller à une conférence par exemple.

Nous apprécions le passage assez régulier de plusieurs petites sœurs des fraternités voisines (Aubonne, Lausanne, Bienne). Elles prennent le repas avec nous puis vont voir Marie Catherine et Jeanine Rose à la maison de personnes âgées. Nous tenons beaucoup à ce que les deux petites sœurs soient visitées une fois par semaine. Et désormais, Anne Christine, de la nouvelle fraternité de Renens, vient régulièrement, ce qui me permet de partir pour deux jours de prière, de silence. (Maria-Carmen)

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